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Contrats & tarifs

Mazout ou gaz en Belgique : lequel coûte le moins cher

Comparatif chiffré mazout contre gaz naturel en Belgique : coût réel au kWh au 15 septembre 2026, écart de TVA, accises, interdictions par région et temps de retour d'une conversion.

ParCamille10 min de lecture

Au 15 septembre 2026, le mazout revient à 15,68 centimes le kilowattheure livré en Belgique, contre 7,7 à 12,5 centimes pour le gaz naturel tout compris. Le gaz gagne, et il gagne large. Restent deux questions que les comparatifs oublient : l'écart couvre-t-il le coût de la conversion, et votre rue est-elle seulement raccordée au réseau.

Mazout ou gaz : lequel coûte le moins cher aujourd'hui ?

Le gaz, avec une marge suffisante pour absorber presque n'importe quel contrat.

Le prix maximum officiel du mazout de chauffage est recalculé chaque jour ouvrable par la Direction générale de l'Énergie du SPF Économie. En vigueur à partir du 15 septembre 2026 : 1,5679 €/litre TVA comprise pour une commande de moins de 2 000 litres, et 1,5274 €/litre à partir de 2 000 litres. Ce prix est complet : il contient déjà l'accise, la cotisation de contrôle et les 21 % de TVA.

Côté gaz, la comparaison honnête exige le même périmètre. Pas seulement la composante énergie du fournisseur, mais la facture entière, réseau et taxes comprises. Pour 17 000 kWh par an en Wallonie, elle s'étalait en juillet 2026 entre 1 310 € et 2 124 € selon le contrat, chiffres détaillés dans notre analyse du prix du gaz en Belgique en 2026.

Énergie, 17 000 kWh achetésPrix unitaireCoût annuelc€/kWh tout compris
Mazout, commande < 2 000 L1,5679 €/L2 665 €15,68
Mazout, commande ≥ 2 000 L1,5274 €/L2 597 €15,27
Gaz, meilleur contrat wallon7,71 c€/kWh1 310 €7,71
Gaz, contrat wallon le plus cher12,49 c€/kWh2 124 €12,49

L'écart annuel va donc de 541 € à 1 355 € pour la même quantité de chaleur. Le plancher de cette fourchette mérite d'être lu deux fois : même en signant le contrat gaz le plus cher du marché wallon, un ménage chauffé au gaz paie encore 541 € de moins par an qu'un ménage chauffé au mazout.

15,68 c€
Mazout, le kWh livré au 15/09/2026
7,71 c€
Gaz, meilleur contrat wallon
1 355 €
Écart annuel maximal sur 17 000 kWh

Comment convertir un litre de mazout en kWh ?

Multipliez par 10. Rien de plus compliqué.

Un litre de mazout de chauffage standard libère environ 9,96 kWh sur pouvoir calorifique supérieur, et la valeur de travail retenue partout en Belgique est 10 kWh par litre. Une citerne de 2 000 litres contient donc l'équivalent de 20 000 kWh, et les 1 700 litres qui servent de base à ce comparatif correspondent exactement aux 17 000 kWh de consommation annuelle de référence d'un ménage belge chauffé au gaz.

Cette conversion est la seule qui permet de comparer quoi que ce soit. Un prix au litre et un prix au kilowattheure ne se regardent pas en face. La même gymnastique existe côté gaz entre le mètre cube relevé au compteur et le kilowattheure facturé, détaillée dans notre guide de conversion des m³ de gaz en kWh.

Citerne à mazout dans une cave d'habitation belge
Un litre de mazout vaut environ 10 kWh. C'est la seule façon de comparer les deux énergies.

Pourquoi le mazout paie 21 % de TVA et le gaz 6 % ?

Parce que le droit européen autorise le taux réduit sur l'un et pas sur l'autre.

La Belgique a ramené la TVA sur le gaz naturel et l'électricité résidentiels à 6 % pendant la crise énergétique, puis a pérennisé la mesure au 1er avril 2023. Le mazout de chauffage n'a jamais suivi. La directive TVA européenne ouvre la porte du taux réduit pour la fourniture de gaz naturel et d'électricité aux ménages ; elle ne l'ouvre pas pour le mazout. Sans base juridique, pas de taux réduit possible, quelle que soit la volonté politique du moment.

Sur nos 17 000 kWh, la facture est nette. La TVA payée sur le mazout s'élève à environ 462 €. Sur le gaz au meilleur contrat, elle tombe à 74 €. Près de 390 € par an d'écart, qui ne dépendent ni du marché, ni du fournisseur, ni de la qualité de votre isolation.

Les accises frappent plus lourdement le gaz que le mazout

Le constat surprend, et il est pourtant arithmétique.

Depuis le 1er avril 2026, l'accise sur le gaz naturel est passée de 8,72 à 10,31 €/MWh, dans le cadre du tax shift énergétique fédéral. Sur 17 000 kWh, cela représente environ 175 €. À la même date, l'accise sur le mazout est passée de 17,3 à 23 € pour 1 000 litres, soit environ 39 € pour les 1 700 litres équivalents.

Prélèvement, 17 000 kWhMazoutGaz (meilleur contrat)
TVA462 € (21 %)74 € (6 %)
Accise39 €175 €
Total des prélèvements501 €249 €
Part de la facture18,8 %19,0 %

Les deux énergies sont ponctionnées à hauteur d'environ 19 % de la facture. Le mazout paie surtout de la TVA, le gaz surtout de l'accise. Le poids est le même, le chemin est inverse.

Un point d'honnêteté s'impose sur la suite. La trajectoire fédérale prévoit 13,60 €/MWh sur le gaz en 2029 contre 26 € pour 1 000 litres de mazout, ce qui creusera l'écart d'accise d'environ 51 € par an supplémentaires en défaveur du gaz. Sur un écart total de 541 à 1 355 €, cela ne renverse rien. Mais cela explique pourquoi le mazout ne décroche pas aussi vite que sa réputation le laisserait croire.

Que dit la loi dans votre région en 2026 ?

Le cadre réglementaire diffère sur les trois régions, et il tranche parfois la question à votre place.

En Wallonie, le mazout reste la première énergie de chauffage avec environ 52 % des ménages, devant le gaz à 29 %. L'arrêté du Gouvernement wallon du 5 juin 2025 modifie la réglementation PEB et interdit les systèmes de chauffage et de production d'eau chaude sanitaire au mazout et au charbon dans les bâtiments à construire ou à reconstruire. L'exigence s'applique aux projets dont l'accusé de réception de la demande de permis est postérieur au 31 décembre 2025, avec en parallèle une obligation de 35 % d'énergie renouvelable. Le remplacement d'une chaudière mazout existante, lui, n'est pas encore interdit : un calendrier pour l'existant a été annoncé mais n'est pas arrêté.

À Bruxelles, où 78 % des ménages sont déjà au gaz, la règle est la plus simple des trois. L'installation d'une nouvelle chaudière au mazout est interdite depuis le 1er juin 2025, dans le neuf comme dans l'existant. La question ne se pose donc plus pour un remplacement.

En Flandre, 55 % des ménages se chauffent au gaz et 29 % au mazout. L'interdiction de placement d'une nouvelle chaudière au mazout court depuis le 1er janvier 2022, avec une dérogation notable : le remplacement reste possible dans les bâtiments dont la rue n'est pas raccordée au réseau de gaz naturel. Depuis le 1er janvier 2025, des critères techniques renforcés encadrent par ailleurs tout remplacement de citerne.

RégionMénages au mazoutNouvelle chaudière mazoutRéseau gaz
Wallonie52 %Interdite dans le neuf depuis le 01/01/202629 % des ménages, absent dans de nombreuses communes rurales
Bruxelles~20 %Interdite depuis le 01/06/2025, neuf et existant78 % des ménages, réseau quasi universel
Flandre29 %Interdite depuis le 01/01/2022, sauf rue non raccordée55 % des ménages

Combien coûte le passage du mazout au gaz ?

De 5 445 à 10 890 € TVA comprise, en ordre de grandeur, quand le réseau passe déjà devant chez vous.

Trois postes composent ce budget. La chaudière gaz à condensation et sa pose. Le raccordement au réseau auprès de votre gestionnaire de réseau de distribution, entre 800 et 2 000 € selon la distance à la conduite et la difficulté du chantier. Enfin la neutralisation ou le retrait de la citerne à mazout, entre 500 et 1 500 € selon qu'elle est aérienne ou enterrée.

Un détail fiscal a changé la donne récemment, et il est passé assez inaperçu. Depuis le 29 juillet 2025, l'installation ou le remplacement d'une chaudière fonctionnant à un combustible fossile, gaz compris, ne bénéficie plus de la TVA réduite à 6 % en rénovation. Le taux normal de 21 % s'applique. Une conversion devisée 7 000 € hors TVA coûte donc 8 470 € au lieu de 7 420 € avant cette date, soit 1 050 € de plus pour exactement le même chantier.

PosteFourchette HTVAAvec TVA 21 %
Chaudière gaz à condensation et pose3 200 à 5 500 €3 872 à 6 655 €
Raccordement au réseau de gaz800 à 2 000 €968 à 2 420 €
Neutralisation ou retrait de la citerne500 à 1 500 €605 à 1 815 €
Total4 500 à 9 000 €5 445 à 10 890 €

En combien de temps la conversion est-elle rentabilisée ?

Entre 4 et 20 ans. L'écart tient au contrat gaz que vous signez ensuite, pas au devis.

Reprenons les deux bornes. Face à un ménage au mazout qui dépense 2 665 € par an, le meilleur contrat gaz du marché wallon ramène la facture à 1 310 €, soit 1 355 € d'économie annuelle. Le contrat le plus cher la ramène à 2 124 €, soit 541 €.

Contrat gaz signé après conversionÉconomie annuelleRetour sur 5 445 €Retour sur 10 890 €
Meilleur contrat wallon1 355 €4,0 ans8,0 ans
Contrat le plus cher541 €10,1 ans20,1 ans

Le rapport est de un à deux et demi. Deux voisins qui font poser la même chaudière par le même installateur, le même mois, rentabilisent leur chantier en quatre ans pour l'un et en vingt ans pour l'autre, uniquement parce que l'un a comparé les offres et l'autre a signé celle que le chauffagiste lui a tendue.

Les coûts du mazout qui n'apparaissent pas sur la facture

Six postes échappent au prix au litre, et ils pèsent tous dans le même sens.

  • L'avance de trésorerie. Remplir 2 000 litres coûte 3 055 € en une seule fois au tarif du 15 septembre 2026. Le gaz se paie par acomptes mensuels lissés, dont le montant se négocie et se fait baisser en cours d'année.
  • La cotisation Promaz. À partir d'octobre 2026, le prix du mazout augmente de près d'un centime par litre pour alimenter le fonds qui prend en charge la dépollution des sols contaminés par une fuite de citerne. Environ 17 € par an sur 1 700 litres.
  • Le contrôle périodique de la citerne. Contrôle d'étanchéité, plaquette de conformité, périodicité variable selon la région et le volume. Le gaz n'a pas d'équivalent.
  • Le risque de fuite. Une citerne qui perce contamine le sol, et la dépollution se chiffre en dizaines de milliers d'euros. Promaz existe précisément parce que ce risque est réel.
  • L'entretien annuel obligatoire de la chaudière mazout, contre tous les deux ou trois ans pour une chaudière gaz selon la région.
  • Le moment de la commande. Le prix du mazout change chaque jour ouvrable. Un plein commandé au mauvais moment coûte plusieurs centaines d'euros de plus que le même plein six semaines plus tard.
Facture de chauffage belge posée sur une table

Faut-il rester au mazout dans certains cas ?

Oui, et il y en a cinq. Aucun ne repose sur le prix de l'énergie.

  • Le réseau de gaz n'arrive pas dans votre rue. Le choix n'existe alors pas, et c'est la situation d'une part non négligeable des communes rurales wallonnes. Le raccordement d'une conduite depuis une rue voisine se chiffre en milliers d'euros supplémentaires.
  • Votre chaudière mazout à condensation a moins de dix ans. La remplacer revient à jeter un actif encore amorti pour gagner quelques années de retour sur investissement.
  • Vous vendez le bien à court terme. Le certificat PEB s'améliore, mais rarement assez pour récupérer 8 000 € sur le prix de vente.
  • Une pompe à chaleur est prévue dans trois à cinq ans. Passer au gaz maintenant pour repasser à l'électrique ensuite, c'est payer deux chantiers pour un seul besoin. Notre comparatif chauffage au gaz ou à l'électricité détaille cet arbitrage.
  • La citerne enterrée est récente et conforme. Sa neutralisation devient un coût pur, sans contrepartie.

Pour

  • Gaz moins cher au kWh que le mazout dans tous les scénarios testés
  • TVA à 6 % sur le gaz contre 21 % sur le mazout
  • Paiement par acomptes lissés au lieu de pleins à 3 000 €
  • Pas de citerne, pas de contrôle d'étanchéité, pas de risque de pollution du sol
  • Choix entre une dizaine de fournisseurs et donc une vraie marge de négociation

Contre

  • Conversion facturée 5 445 à 10 890 € TVA comprise depuis la fin du taux réduit
  • Réseau gaz absent dans une partie des communes rurales
  • Accises sur le gaz en hausse programmée jusqu'en 2029
  • Le gaz reste un combustible fossile, avec les mêmes interdictions à l'horizon
  • Temps de retour multiplié par 2,5 si le contrat gaz est mal choisi

Peut-on comparer les vendeurs de mazout comme les fournisseurs de gaz ?

Non. Les deux marchés n'ont pas la même nature, et cela change la façon de comparer.

Engie, Luminus, TotalEnergies, Mega, Eneco, OCTA+, Bolt, Ecopower, Aspiravi, EnergyVision et Cociter vendent du gaz naturel sous contrat, avec un prix indexé, une durée, des conditions générales et un droit de résiliation encadré. Le mazout, lui, s'achète au négociant, au prix du jour, sans contrat ni engagement.

Cette asymétrie a deux conséquences pratiques. Côté mazout, aucune comparaison de fournisseurs n'est possible puisque le prix maximum est fixé par l'État et que tout le monde s'y aligne ou presque : la seule variable est la date de commande. Côté gaz, l'écart entre le meilleur et le pire contrat atteint plus de 800 € par an pour une consommation identique, et c'est exactement là que se joue la rentabilité de votre conversion. Le détail de la mécanique est dans notre guide pour comprendre votre facture d'énergie.

À retenir

Tous les chiffres de cet article sont datés : prix maximum du mazout au 15 septembre 2026, grilles tarifaires gaz wallonnes de juillet 2026, accises d'avril 2026, taux de TVA sur l'installation depuis le 29 juillet 2025. Le mazout change de prix chaque jour ouvrable et les offres gaz variables sont réindexées chaque mois. Revérifiez avant de signer quoi que ce soit.

Si votre rue est raccordée et que votre chaudière mazout approche de la fin de vie, la conversion tient debout économiquement. Commencez par le contrat, pas par le devis : regardez quel fournisseur d'énergie correspond à votre profil, puis chiffrez le chantier avec l'économie annuelle réelle en face.

Sources. SPF Économie, Direction générale de l'Énergie (prix maximum officiels des produits pétroliers, barème applicable au 15 septembre 2026). CREG (monitoring des prix du gaz et de l'électricité, 2026). CWaPE (tarifs de distribution du gaz 2026). Union des Villes et Communes de Wallonie (arrêté du Gouvernement wallon du 5 juin 2025, exigence renouvelable et interdiction du mazout dans les bâtiments à construire). Réglementations régionales bruxelloise (1er juin 2025) et flamande (1er janvier 2022, critères citerne 2025). Réforme du taux de TVA applicable aux chaudières à combustible fossile depuis le 29 juillet 2025. Trajectoire fédérale des accises 2026 à 2029. Répartition régionale des énergies de chauffage des ménages belges. Pages consultées le 15 septembre 2026.

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Questions fréquentes

Le gaz naturel, et l'écart est large. Au 15 septembre 2026, le prix maximum officiel du mazout est de 1,5679 €/litre pour une commande de moins de 2 000 litres, soit environ 15,68 centimes par kWh livré. Le gaz naturel revient entre 7,7 et 12,5 centimes par kWh tout compris en Wallonie selon le contrat signé, réseau, accises et TVA inclus. Même le contrat gaz le plus cher du marché wallon reste sous le prix du mazout.

Environ 10 kWh sur pouvoir calorifique supérieur. La valeur exacte tourne autour de 9,96 kWh par litre pour un mazout de chauffage standard, et la référence de travail utilisée en Belgique est 10 kWh par litre. Pour comparer avec le gaz, multipliez vos litres par 10 : 1 700 litres correspondent à 17 000 kWh, soit la consommation annuelle de référence d'un ménage belge chauffé au gaz.

Parce que le cadre européen de la TVA réduite couvre le gaz naturel et l'électricité fournis aux ménages, mais pas le mazout de chauffage. La Belgique a pérennisé le taux de 6 % sur le gaz et l'électricité résidentiels au 1er avril 2023. Aucune base juridique équivalente n'existe pour le mazout, qui reste donc au taux normal de 21 %. Sur 17 000 kWh, cet écart de taux représente à lui seul près de 390 € par an.

Sur le gaz, et de très loin en valeur absolue. Depuis le 1er avril 2026, l'accise sur le gaz naturel est de 10,31 €/MWh, soit environ 175 € pour 17 000 kWh. L'accise sur le mazout est passée de 17,3 à 23 € pour 1 000 litres à la même date, soit environ 39 € pour les 1 700 litres qui produisent la même chaleur. La trajectoire fédérale creuse encore cet écart jusqu'en 2029.

Cela dépend de la région et du type de chantier. À Bruxelles, l'installation d'une nouvelle chaudière au mazout est interdite depuis le 1er juin 2025, dans le neuf comme dans l'existant. En Flandre, l'interdiction de placement court depuis le 1er janvier 2022, avec une dérogation quand la rue n'est pas raccordée au gaz naturel. En Wallonie, l'arrêté du Gouvernement wallon du 5 juin 2025 interdit le mazout et le charbon dans les bâtiments à construire ou à reconstruire pour les permis reçus après le 31 décembre 2025, mais le remplacement d'une chaudière existante reste autorisé.

Entre 4 500 et 9 000 € hors TVA en ordre de grandeur, soit 5 445 à 10 890 € TVA comprise. Le budget couvre la chaudière gaz à condensation et sa pose, le raccordement au réseau auprès du gestionnaire de réseau de distribution (800 à 2 000 €) et la neutralisation ou le retrait de la citerne à mazout (500 à 1 500 €). Attention au taux de TVA : depuis le 29 juillet 2025, l'installation d'une chaudière à combustible fossile, gaz comme mazout, est passée de 6 à 21 % même en rénovation.

Entre 4 et 8 ans si vous signez ensuite le meilleur contrat gaz du marché, entre 10 et 20 ans si vous signez le plus cher. L'économie annuelle passe de 1 355 € à 541 € selon le contrat, pour une même conversion facturée entre 5 445 et 10 890 € TVA comprise. Le choix du contrat pèse donc plus lourd sur le temps de retour que le devis du chauffagiste.

Quand le réseau de gaz naturel n'arrive pas dans votre rue, ce qui reste fréquent dans les communes rurales wallonnes et rend la question sans objet. Quand votre chaudière mazout à condensation a moins de dix ans et n'est pas amortie. Quand vous vendez le bien à court terme. Et quand une pompe à chaleur est prévue dans trois à cinq ans : convertir au gaz pour reconvertir ensuite revient à payer deux chantiers pour un seul besoin.

Camille suit le marché belge de l'énergie depuis une dizaine d'années. Elle a d'abord travaillé côté gestion de contrats B2B, puis est passée à l'analyse indépendante : elle éplucha les grilles tarifaires de Mega, Bolt, Engie, Luminus, TotalEnergies, Eneco ou Ecopower, recoupe chaque prix avec le CREG Scan, la CWaPE, le VREG et Brugel, et refait les calculs de facture à la main quand un fournisseur communique un chiffre trop rond. Sa conviction : la plupart des ménages belges ne changent jamais de fournisseur et paient chaque année quelques centaines d'euros de trop — pas par paresse, mais parce que les offres sont volontairement illisibles. Ici, elle traduit les conditions tarifaires en euros par an, et dit clairement quand une « promo » n'en est pas une.

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